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La crypto-monnaie dans l’immobilier : quel avenir ?

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A travers le monde, de plus en plus de transactions immobilières sont effectuées avec des monnaies virtuelles… mais ce phénomène reste très marginal en France. Instabilité des cours, imposition… tout ce qu’il faut savoir les investissements immobiliers en crypto-monnaie.

Quand les crypto-monnaies et l’immobilier font bon ménage

Bitcoin, Ethereum… la popularité des crypto-monnaies ne cessent de croître… et le secteur de l’immobilier n’est pas épargné, loin de là. En effet, les opérations immobilières payées en monnaie virtuelle commencent à prendre de l’ampleur et on constate une demande de plus en plus forte des acheteurs et vendeurs prêts à acheter avec une crypto-monnaie. C’est notamment le cas aux Etats-Unis, en particulier en Floride, où de nombreuses transactions immobilières ont déjà été réglées en Bitcoins (75 propriétés en 2017). Mais la Floride n’est pas la seule à succomber au phénomène. Ainsi, à Dubaï (Emirats Arabes Unis), un important programme immobilier permet aux investisseurs d’acquérir des propriétés avec du Bitcoin. On a également pu assister à des transactions similaires à New York, au Japon, en Australie ou encore en Indonésie. La crypto-monnaie attire les investisseurs, en leur permettant de réaliser des économies : ils évitent certaines formalités administratives faisant intervenir des tiers (banques, agents fiduciaires, etc.).

Date clé

En Floride, les transactions immobilières effectuées en Bitcoin ont fait leur apparition dès 2009.

Bitcoin, Ethereum… les monnaies virtuelles sont très volatiles

Même si elles se développent rapidement, les transactions immobilières en crypto-monnaies restent encore très controversées. C’est l’aspect « volatile » des crypto-monnaies qui est généralement pointé du doigt. En effet, alors que le Bitcoin a commencé l’année 2017 autour de 1 000 dollars et a même côtoyé les 20 000 dollars en fin d’année, son cours a chuté très fortement début 2018, pour atteindre les 15 000 dollars. Cette forte volatilité pousse de nombreux vendeurs à convertir immédiatement leur crypto-monnaie en liquidités. Par ailleurs, sur certains marchés, comme aux Etats-Unis, les transactions en crypto-monnaie peuvent être un dérivatif pour les étrangers incapables d’y investir de manière classique. Autre inconvénient : certaines banques refusent d’accorder un crédit complémentaire aux investisseurs ayant acheté un bien immobilier avec du bitcoin, en raison du risque trop élevé de blanchiment d’argent.

Bon à savoir

Certaines plateformes de crowdfunding immobilier permettent à leurs utilisateurs d’investir sur le marché immobilier en Bitcoin.

Un phénomène encore marginal en France

En France, il n’existe pas encore de législation propre à la crypto-monnaie et le phénomène reste très marginal sur le marché de l’immobilier. Si quelques Français se montrent intéressés par la vente ou l’achat immobilier en Bitcoins et que certaines agences ou cabinets de conseil immobilier proposent un paiement en monnaie virtuelle, aucune vente de ce type n’a été enregistrée pour le moment. De son côté, l’administration fiscale rappelle que l’utilisation d’une monnaie virtuelle est soumise à une imposition et que les plus-values réalisées sur le bitcoin doivent être déclarées et taxées. Les gains engrangés grâce aux monnaies virtuelles ne sont actuellement pas considérés comme des revenus mobiliers. Ils ne sont donc pas soumis à la fameuse « flat tax » de 30 %, même si cela pourrait changer dans les prochains mois. En revanche, ces gains sont soumis à la Contribution sociale généralisée (CSG), fixée à 17,2 %, ainsi qu’à l’impôt sur le revenu (IR), dont le taux peut aller jusqu’à 45 % pour les contribuables les plus aisés.

Bon à savoir

Si l’activité d’achat-revente de Bitcoins est occasionnelle, le détenteur est soumis au régime fiscal des bénéfices non-commerciaux (BNC). En revanche, si elle est habituelle, il est soumis au régime des bénéfices industriels et commerciaux (BIC).

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