Vendre un bien immobilier après avoir reçu un héritage peut être une tâche intimidante.
Entre la complexité des droits de succession, les démarches auprès des notaires, et la gestion des indivisaires, les héritiers peuvent vite se sentir dépassés.
Pourtant, avec un accompagnement approprié et une bonne compréhension des étapes à suivre, cette opération peut se dérouler sans accrocs.
Décryptage de la succession immobilière
Avant de se lancer dans la vente d’un bien hérité, il est essentiel de comprendre le cadre de la succession.
Lorsqu’un décès survient, le notaire joue un rôle central pour établir l’acte de notoriété qui désigne les héritiers légaux.
L’acte de notoriété est crucial car il permet aux héritiers de prouver leur qualité et leurs droits sur le bien immobilier concerné.
C’est également le notaire qui s’assure de la bonne répartition des droits de succession et de la gestion des éventuelles dettes du défunt.
Gestion de l’indivision successorale
Dans de nombreux cas, un bien immobilier peut être reçu en indivision.
Cela signifie que plusieurs héritiers sont propriétaires du même bien. La gestion de l’indivision est une étape délicate qui nécessite l’accord de tous les indivisaires pour la prise de décisions importantes, comme la vente du bien.
Pour vendre un bien en indivision, il faut obtenir l’accord de tous les héritiers.
Si un accord amiable n’est pas trouvé, le recours à la justice peut être nécessaire pour trancher les différends. La vente peut alors être autorisée par le tribunal.
Évaluation et préparation du bien à la vente

Une évaluation précise du prix de vente de votre maison ou appartement hérité est indispensable.
Faire appel à un expert immobilier ou à une agence immobilière peut s’avérer judicieux pour obtenir une estimation juste et réaliste.
Ensuite, préparer le bien immobilier à la vente est une étape cruciale. Cela inclut des actions comme le désencombrement, les réparations nécessaires, et parfois des améliorations esthétiques pour augmenter l’attrait du bien.
Un bien bien présenté peut se vendre plus rapidement et à un meilleur prix.
Procédures légales et fiscales à respecter
La vente immobilière d’un bien hérité implique de respecter un certain nombre de procédures légales et fiscales.
Les droits de succession doivent être réglés avant de pouvoir procéder à la vente.
Leur montant dépend de plusieurs facteurs, dont principalement :
- La valeur du bien immobilier : estimée généralement par un expert ou notaire.
- Le lien de parenté entre le défunt et l’héritier : les taux varient selon la proximité de la relation.
- Le montant des abattements fiscaux applicables : un abattement de 100 000 € est par exemple appliqué sur la part reçue par chaque enfant du défunt.
En France, les taux des droits de succession sont progressifs, car vont de 5 % à 45 % pour les héritiers en ligne directe (enfants), et peuvent atteindre 60 % pour les héritiers éloignés (non-parents).
De plus, l’obtention de l’acte de notoriété est impérative pour prouver que vous êtes bien les héritiers légaux.
Pour l’obtenir :
- Rendez-vous chez le notaire : l’acte de notoriété est rédigé par un notaire.
- Fournissez les documents nécessaires : acte de décès du défunt, livret de famille, et éventuellement un testament ou autres documents relatifs à la succession.
- Procédez à la signature de l’acte : une fois les documents vérifiés, l’acte de notoriété est signé par les héritiers et le notaire.
Les frais de l’acte de notoriété sont toutefois encadrés et s’élèvent généralement à :
- Coût de l’acte de notoriété : 70,80 € TTC environ (hors éventuels frais annexes).
- Honoraires du notaire : selon les prestations effectuées en sus, des honoraires peuvent s’ajouter, comme ceux relatifs à la rédaction des documents annexes ou conseils.
Il est aussi essentiel de vérifier si le bien immobilier est soumis à des restrictions particulières ou s’il existe des droits de préemption.
Un notaire peut vous aider à naviguer ces aspects complexes et à sécuriser la transaction.
Choisir la méthode de vente appropriée
Plusieurs options s’offrent à vous pour vendre votre bien immobilier hérité.
Vous pouvez choisir de vendre par vous-même, faire appel à une agence immobilière, ou opter pour une vente aux enchères.
Vente par soi-même
Vendre par vous-même peut vous permettre d’économiser les frais d’agence, mais cela nécessite beaucoup de temps et de connaissances en vente immobilière.
Vous devrez gérer les publicités, les visites, les négociations, et toutes les démarches administratives.
Vente par agence immobilière
Faire appel à une agence immobilière peut simplifier grandement le processus.
Les agents immobiliers prennent en charge la majorité des tâches administratives et commerciales, vous conseillent sur le prix de vente, et vous aident à trouver des acheteurs potentiels.
Vente aux enchères
La vente aux enchères est une option moins courante mais parfois avantageuse, surtout si vous souhaitez vendre rapidement
Cette méthode peut attirer des acheteurs prêts à payer un prix élevé pour votre maison ou appartement hérité.
Les étapes finales de la vente
Une fois un acheteur trouvé, plusieurs étapes restent à franchir pour finaliser la vente de votre bien immobilier.

La signature du compromis de vente est la première étape formelle. Ce document engage les deux parties et fixe les conditions de la vente.
Ensuite, vous devrez attendre l’obtention de tous les documents nécessaires, comme le diagnostic immobilier et les certificats obligatoires.
La signature de l’acte de vente chez le notaire clôture le processus, avec la remise des clés à l’acheteur.
