Comment mesurer et calculer une surface de plancher ?

Savoir mesurer et calculer une surface de plancher est essentiel pour quiconque souhaite construire, rénover, ou simplement mieux comprendre les dimensions de son logement.

Ce que représente réellement la surface de plancher

Lorsque l’on parle de surface de plancher, il ne s’agit pas seulement de la surface totale visible à l’intérieur de votre maison.

C’est une notion plus complexe qui prend en compte plusieurs paramètres, influençant les démarches administratives, les travaux et la construction.

La surface de plancher se définit comme la somme des surfaces de tous les niveaux d’une construction, calculée à partir du nu intérieur des murs.

Elle exclut certaines parties comme les combles non aménageables, les toitures-terrasses, les balcons, les vérandas ou encore les garages non habités.

Elle est fondamentale dans plusieurs aspects :

  • Déclaration et urbanisme : Elle est utilisée pour déterminer l’emprise au sol et est cruciale lors de la déclaration préalable ou du permis de construire. Elle permet d’évaluer la densité de construction autorisée sur un terrain.
  • Fiscalité : La superficie est prise en compte dans le calcul de certaines taxes locales.
  • Valeur marchande : Plus elle est grande, plus la valeur du bien immobilier peut augmenter, impactant ainsi sa rentabilité potentielle.

Les étapes essentielles du calcul de la surface de plancher

Savoir calculer la surface de plancher de sa maison peut sembler intimidant au premier abord. Cependant, en suivant quelques étapes, vous pouvez réaliser cette tâche de manière efficace et précise.

Voici comment procéder :

  • Identifiez les espaces à inclure : Tous les niveaux de votre construction, du sous-sol aux combles aménageables, doivent être pris en compte. Cela inclut également les superficies couvertes par des planchers intermédiaires. Précisons toutefois que pour ce calcul, seules les surfaces closes et couvertes doivent être considérées. Ceci dit, vous ne pouvez pas inclure les auvents, les pergolas et les carports.
  • Mesurez chaque pièce individuellement : Armez-vous d’un mètre ruban ou d’un télémètre laser pour mesurer la longueur et la largeur de chaque pièce. Notez-les méticuleusement. Si vous voulez faciliter la vie prendre des mesures, achetez un télémètre. Il vous coûtera entre 30 et 100 euros.
  • Calculez la surface de chaque niveau : Multipliez la longueur par la largeur pour obtenir la surface en mètres carrés de chaque pièce. Additionnez toutes ces surfaces pour obtenir la somme totale du niveau.
  • Soustrayez les éléments non comptabilisés : Certaines surfaces telles que les parties où la hauteur sous plafond est inférieure à 1,80 mètre, les murs extérieurs, les cages d’ascenseur ou les escaliers doivent être exclues. Ne vous trompez pas non plus dans les comptes des combles mansardés et les mezzanines, dont seule une partie est exclue.
  • Additionnez les surfaces de tous les niveaux : En combinant les surfaces de chaque étage, vous obtenez la surface de plancher totale de votre habitation.

Si vous n’êtes pas très sûr de vos comptes, vous pouvez toujours faire appel à un professionnel comme un architecte, un diagnostiqueur ou un bureau d’études techniques.

Les exceptions et cas particuliers à considérer

Calculer la surface de plancher ne se résume pas à un simple recensement des mètres carrés de chaque pièce. Nombreuses sont les exceptions à prendre en compte pour un calcul précis.

  • Espaces non habitables : Les garages, caves et sous-sols ne comptent généralement pas dans la surface habitable, sauf s’ils sont aménagés en logement. Vous pouvez donc considérer un garage qui a été isolé et qui comprend un système de chauffage et une ouverture réglementaire.
  • Combles : Les combles aménagés entrent dans le calcul, sauf si leur hauteur sous plafond est inférieure à 1,80 mètre.
  • Balcons et terrasses : Les espaces extérieurs comme les balcons et terrasses ne font pas partie de la surface de plancher, même s’ils sont couverts.
  • Vérandas : Les vérandas chauffées et fermées sur leurs quatre côtés sont incluses dans le calcul.
  • Éléments portant préjudice : Les cages d’ascenseurs et les escaliers sont exclus du calcul, puisqu’ils n’ajoutent pas d’espace habitable exploitable.

Implications légales et administratives du calcul de la surface de plancher

La surface de plancher a des implications légales et administratives qui méritent d’être comprises. Architectes, promoteurs, ou simples propriétaires doivent en être conscients pour éviter des désagréments futurs.

Autorisations et déclarations

Le calcul de la surface de plancher influe sur les démarches administratives dans le cadre de projets de construction, extension ou rénovation.

Selon le Code de l’urbanisme, certaines autorisations dépendent de la surface déclarée :

  • Permis de construire : Indispensable pour des constructions de plus de 150 m². Il est à noter aussi que pour déposer votre permis de construire, l’intervention d’un architecte est obligatoire si la surface de plancher de construction dépasse les 150 m².
  • Déclaration préalable : Nécessaire pour des projets plus modestes, mais qui modifient l’aspect extérieur de la bâtisse. Même si vous ne comptez réaliser qu’une petite extension de 20 m², une déclaration préalable doit être faite à la mairie.

Fiscalité et charges

Une surface de plancher plus grande peut entraîner une augmentation des taxes locales, telles que la taxe d’aménagement ou la taxe foncière. Pour ce qui est de la taxe d’aménagement, elle est variable d’une commune à une autre et elle peut aller de 200 à plus de 900 euros par mètre carré.

Il est donc essentiel de bien calibrer vos projets pour éviter des coûts supplémentaires.

Vente et achat

Lors de l’achat ou la vente d’un bien, la surface de plancher peut influencer la valeur immobilière. Un calcul incorrect peut causer des déceptions, tant pour l’acheteur que pour le vendeur.

Si vous avez la place du vendeur, si la surface que vous présentez est erronée, vous serez tenu comme responsable. Il y a même risque d’annulation de la vente.

En comprenant ces implications, vous pouvez anticiper les contraintes légales et maximiser la rentabilité de vos projets immobiliers.

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